Le maintien de Lilla Merabet au sein de l’exécutif de Jean Rottner discrédite l’ensemble de la Région Grand Est !

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Communiqué du groupe FN Bleu Marine Grand Est.

Présidente de l'incubateur SEMIA et vice-présidente de la région Grand Est chargée de l'innovation, Lilla Merabet nage en eaux troubles. Après avoir reconnu des « erreurs » ou des « je ne sais pas » dans le comportement de celle qui est son bras droit au sein de l’exécutif, le président Jean Rottner lui a simplement demandé de quitter la présidence de SEMIA, tout en lui renouvelant sa confiance à la direction de la grande région. Sa réaction est-elle à la hauteur de l’enjeu ? Monsieur Rottner mesure-t-il la gravité de la situation ?

En réagissant dans l’urgence, le président de la Région Jean Rottner s’est appuyé sur les conclusions d’un rapport rédigé à la hâte par le déontologue du Grand Est : s’il reconnaît une erreur dans le comportement de sa vice-présidente, c’est simplement d’avoir omis « de modifier sa situation professionnelle auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », pour ce dernier, il n’a existé aucun conflit d’intérêts. Cependant il lui demande de démissionner de la présidence de l’incubateur alsacien de start-up, SEMIA, qui est directement concerné dans cette affaire. En qualifiant cet épisode de « controverse » et non de « manquement » à la probité et même à la morale la plus élémentaire qui doit guider l’action de tout élu de la République, Jean Rottner ne s’est pas montré à la hauteur de l’événement. Cette affaire ne peut être minimisée, car elle révèle la dérive inquiétante d’un hyper-exécutif incontrôlable et autoritaire.

Notre groupe s’étonne surtout de l’opacité des méthodes employées par Mme Merabet au sein de l’hyper-exécutif régional. Notre assemblée doit être informée au plus vite de l’intégralité des éléments qui ont été portés à la connaissance du déontologue de la Région Grand Est, et qui ont instruit ses conclusions. Enfin, puisque Monsieur Rottner semble avoir opté pour la demi-sanction en renouvelant sa confiance à Lilla Merabet tout en lui demandant de quitter la présidence de SEMIA, nous attendons que cette dernière ait la dignité de démissionner d’elle-même de sa vice-présidence à l’innovation. Après avoir révélé un comportement aussi peu exemplaire et parce que Mme Merabet a été mise devant le fait accompli, la proposition du président de Région n’est pas à la hauteur de la situation.

Peu soucieuse de l’éthique la plus élémentaire attachée à la charge publique qu’elle exerce, la présence de Mme Merabet au sein de l’exécutif régional discrédite l’ensemble de la région aussi longtemps que cette dernière restera dans ses fonctions actuelles.

 

Annexes : (extraits de la délibération 17CP-1258 / Commission Permanente du 30/06/2017)