Surprise dans un conflit d’intérêts à 600 000 €, Lilla Merabet aura-t-elle la décence de démissionner de la vice-présidence du Grand Est ?

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Communiqué du groupe Front National Bleu Marine Grand Est.

Le groupe Front National de la Région Grand Est a appris ce matin dans les colonnes du Canard Enchaîné un fait grave qui jette le soupçon sur le sérieux et la crédibilité des méthodes de l’exécutif régional.

Dans son bilan annuel, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) nous apprend que Madame Lilla Merabet, vice-présidente chargée de la compétitivité, du numérique et de l’innovation a omis de rapporter des éléments plus que significatifs dans sa déclaration d’intérêts.

Le Canard rapporte ainsi que Madame Merabet « préside – au titre de son mandat, Semia, un « incubateur » pour start-up créé par l’université de Strasbourg. Lequel Semia a permis et alimenté le développement de la société Fibermetrix (…) ». Cette dernière société, par ailleurs dirigée par le compagnon de Lilla Merabet, a bénéficié en 2016 d’un investissement de 600 000 euros financé par la Région via Capital Grand Est, une société de gestion régionale où siège aussi notre vice-présidente à la compétitivité et à l’innovation.

Notre groupe juge ce comportement inacceptable : le lourd conflit d’intérêts dont cette élue a fait preuve dans l’exercice de son mandat politique la disqualifie pour continuer plus longtemps à participer à l’exécutif régional. Aura-t-elle la décence de démissionner ?

Nous attendons aussi que le président de la Région Grand Est Monsieur Jean Rottner, qui, à juste titre, a saisi le déontologue, nous fournisse plus d’informations sur ce dossier. Nous souhaitons avoir accès à tous les éléments permettant de garantir qu’une nouvelle dérive de cette nature ne se tienne pas à nouveau parmi son équipe.