Non à la disparition du Haut-Rhin et du Bas-Rhin et à la mise sous tutelle de l’Alsace par le Conseil Régional du Grand Est !

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Communiqué du groupe FN Bleu Marine Grand Est.

Le Premier Ministre Edouard Philippe a demandé au préfet du Grand Est et du Bas-Rhin Jean-Luc Marx, de lui rendre un rapport au printemps 2018 sur l’avenir institutionnel de l’Alsace, mais sans sortir du cadre du Grand Est. Deux hypothèses sont prévues par le Code Général des Collectivités Territoriales : l’entente interdépartementale ou la création d’un département Alsace par fusion des deux départements existants. Dans les deux cas, l’action publique se dirige vers la suppression des départements et la tutelle du Grand Est sur le territoire alsacien : c’est un double échec pour nos administrés.

En 2013 et en 2014 les lois de Modernisation de l’action publique territoriale et NOTRe ont fortement modifié l’organisation territoriale française en alignant métropolisation et régionalisation de la France sur une intégration plus forte dans l’espace politique européen, en rapprochant les nouvelles régions des politiques publiques européennes. Nous déplorons encore ce triomphe de l’idéologie sur le pragmatisme et voulons rétablir le bon sens en politique.

En 2015 l’euro-région Grand Est est née de la fusion de trois territoires affaiblis qui, avec le Nord et la Normandie avaient compté parmi les régions les plus frappées par la crise économique et la désindustrialisation. Ces régions avaient besoin d’être protégées et redynamisées, et non exposées à de nouveaux bouleversements. Le processus vertical qui a présidé à sa mise en œuvre, sans consultation ni des élus ni des populations, a abouti à la création d’une méga-région sans logique territoriale et administrative, qui oppose les uns aux autres, ingouvernable. Le départ précipité de Philippe Richert en cours de mandat est la preuve des déséquilibres que cette nouvelle collectivité charrie avec elle.

La discorde en Alsace, le mécontentement et la déception générale des élus, entreprises et de nos administrés en Champagne, dans les Ardennes et en Lorraine sont la preuve que notre région n’est pas plus puissante puisqu’elle nous divise, que cette méga-région n’est pas forte, elle est seulement grande.

Cette impasse politique est le fruit d’un aventurisme institutionnel qui doit cesser pour le bien de tous.  En 2013 le projet de collectivité territoriale unique d’Alsace avait été rejeté par référendum. Le FN comme la majorité des Alsaciens avait plaidé pour la conservation des deux départements, un choix de démocratie locale qui a été plébiscité. Nous demandons aux élus et à l’Etat de continuer à respecter le choix des urnes, et donc de ne pas démanteler les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Nous demandons à l’exécutif de la région Grand Est d’adopter une gestion différenciée des territoires qu’il administre, et nous nous engageons à porter partout en France une nouvelle révision de l’organisation territoriale française, plus adaptée aux territoires qu’aux lubies de ceux qui prétendent les servir et les diriger.