Le dispositif «entrepreunariat des jeunes» a servi en 2017 à promouvoir l’idéologie immigrationniste

Intervention de Cindy Demange lors de la séance plénière du 21 décembre 2017 - Budget Jeunesse

Monsieur le Président,

Après une phase de réflexion et de structuration de la politique régionale « Jeunesse », 2018 sera selon vous, l’année du déploiement dynamique et opérationnel des actions et démarches qui collent aux réalités et aspirations de notre jeunesse ; le tout pour un budget de fonctionnement d’un peu plus de 18 Millions €, en baisse de 1,74% par rapport à 2017. Nous allons donc vous livrer notre analyse sur la politique que vous nous proposer pour 2018.

Parmi les 4 défis déclinés, on notera que le premier, intitulé « Une Région qui donne les clefs de l’insertion professionnelle », comprend la lutte contre le décrochage, dont on sait que 10 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire dans notre région sans être titulaires d’un CAP. Là encore, on constate que le modèle scolaire actuel n’est pas adapté à certains jeunes dont les qualités manuelles reconnues pourraient leur permettre d’apprendre un métier. Cela pourrait passer par des lycées professionnels de la deuxième chance et par l’abaissement de l’âge de l’apprentissage à 14 ans ; une expérimentation pourrait d'ailleurs être conduite par la Région Grand Est, qui elle-même teste actuellement l’apprentissage jusqu’à 30 ans.

Pour l’accompagnement des Jeunes vers l’emploi et l’insertion socioprofessionnelle, un accord-cadre 2018-2020 avec chaque mission locale permettra, selon vous, de structurer l’offre de service ainsi que les champs d’intervention de chaque structure pour un budget en augmentation de 28% par rapport à 2017, le tout pour compenser les lacunes de Pôle Emploi, alors même que l’efficacité de ces structures a déjà été pointée du doigt par la Cour des Comptes. Comme vous le savez, dans le cadre du dispositif Garantie Jeunes, le taux de sortie vers l’emploi se situe entre 30% et 40%.

Le deuxième défi de votre politique Jeunesse, intitulé « Une Région qui encourage et soutient entrepreneuriat des jeunes », concentre 2 dispositifs importants : les mini-entreprises pour développer la culture entrepreneuriale des plus jeunes, dont on notera que le budget est en baisse de 21% par rapport à 2017, et le dispositif « entrepreneuriat des jeunes » pour leur faire bénéficier d’un fond d’amorçage.

 

Si le premier s’avère tout à fait pertinent, le deuxième a servi ponctuellement une cause bien loin de la culture de l’entreprise. En effet, le dispositif « entrepreneuriat des jeunes » a servi en 2017 à promouvoir l’idéologie immigrationniste, notamment par le soutien d’un projet de plateforme de mise en relation entre interprètes et services de l’Etat pour faciliter l’accueil de migrants. Ce projet subventionné par l’argent du contribuable aurait dû être rejeté par le Conseil Régional.

 

Le troisième défi, intitulé « Une Région qui se mobilise pour l’engagement et la citoyenneté des jeunes » concerne l’ensemble de la jeunesse, qu’il s’agisse des lycéens et des apprentis, du Conseil Régional des Jeunes, des dispositifs Expériences de jeunesse, Grand Est jeunes Talents ou encore des actions partenariales visant le soutien à l’engagement des jeunes, parmi lesquelles, « Le Mois de l’Autre », manifestation dont la Région a fait le souhait de la développer d’avantage en 2018, qui, on peut le rappeler, sert à endoctriner les jeunes de 355 lycées du Grand Est, par une idéologie basée sur le « vivre-ensemble » et la promotion de la diversité.

Près de 2 Millions € annuels, sont consacrés à toutes ces initiatives. Pour rappel, les établissements ont l’obligation de consacrer 40% de la somme octroyée aux questions d’Altérité/Mois de l’Autre, l’argent public ne devrait plus être dépensé pour servir cette idéologie malsaine!

En 2018, la Région Grand Est apportera quelques compléments à la politique d’animation de la vie lycéenne. Une quatrième priorité, en complément des 3 priorités actuelles, sera dédiée spécifiquement à l’éducation aux médias. Il s’agira, je vous cite, « d’aider les lycéens à acquérir un raisonnement et une distance qui leur permettent de distinguer, de trouver l’information, de pouvoir la qualifier, la sélectionner, la traiter » : on espère là encore que ces lycéens ne seront pas embrigader dans la bien-pensance nauséabonde dont font preuve un certain nombre de journalistes et personnels éducatifs.

En ce qui concerne le soutien au service civique, notre collectivité a accompagné en 2017 la mise en place de 72 missions réparties de façon équitable sur l’ensemble du territoire rural de la Région Grand Est, en s’appuyant sur, je vous cite, « 3 partenaires reconnus pour leurs expériences en matière d’accompagnement de Service civique » parmi lesquels la Ligue de l’Enseignement, association dont les missions sont plus souvent politiques que pédagogiques.

Dans le quatrième défi, intitulé « Une Région qui élargit les horizons », La « Carte Jeunes du Grand Est » verra le jour en 2018 et remplacera les dispositifs existants en Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Ce nouveau dispositif s’adressera aux jeunes de 15 à 29 ans, ce qui représente près d’un million de bénéficiaires potentiels. On constate néanmoins que pour ce qui est de l’acquisition de manuels scolaires, les lycéens scolarisés dans les établissements « numériques » ne pourront en bénéficier. Il s’agit, là encore, d’une erreur d’autant qu’on sait qu’un certain nombre d’anomalies ont été relevés dans ces lycées et que tout n’est pas encore opérationnel à l’heure où je vous parle.

Pour toutes ces raisons et parce que la jeunesse d’Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine mérite mieux, nous voterons CONTRE ce budget.

Je vous remercie.