La tension monte au FN Grand Est

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Le conseiller régional Jordan Grosse-Cruciani réclame à Florian Philippot un retrait du vocable Patriotes accolé au nom du groupe FN à la Région.

Chaque jour qui passe creuse davantage les fractures au Front national. Au moment où Marine Le Pen adressait un ultimatum à Florian Philippot, le pressant une nouvelle fois de quitter la présidence de son think tank Les Patriotes, la fronde antiphilippotiste montait d’un cran au sein du groupe régional Grand Est.

Dans un communiqué cinglant diffusé sur les réseaux sociaux, le conseiller régional Jordan Grosse-Cruciani enjoint le numéro deux du FN, et président du groupe d’extrême droite à la Région, d’abandonner le vocable Patriotes accolé au nom de la formation. Une « clarification » destinée à lever toute ambiguïté avec l’association éponyme actuellement sur la sellette. « Si j’ai décidé de m’exprimer publiquement, c’est parce que le contexte tant national que local devient intenable avec notre président de groupe (invisible) Florian Philippot », attaque Cruciani.

Et l’élu vosgien de poursuivre son implacable réquisitoire : « Par fidélité à Marine et par esprit d’unité, nous avons trop longtemps cautionné une gestion qui doit cesser : élus privés de parole, censure sans réelle raison, espionnage, manque d’organisation de travail et de débats… Ces méthodes dignes des groupuscules du passé nous sont insupportables. Notre groupe et surtout nos électeurs méritent mieux. Notre demande de changer le nom du groupe Les Patriotes-Front national pour éviter tout amalgame avec son mouvement politique nouvellement créé Les Patriotes est restée lettre morte. Florian Philippot joue la politique de l’autruche et refuse le dialogue, c’est pourquoi nous demandons une clarification sans ambiguïté et sans délai de notre président de groupe plutôt que cette fuite permanente... »
Les tensions évoquées affectent le groupe des 46 conseillers régionaux FN du Grand Est, sur lequel plane désormais le spectre d’une scission à l’identique de celle survenue en Bourgogne-Franche-Comté. En cause, la méthode Philippot en irrite plus d’un : « Nous avons tous été élus en décembre 2015 sous la seule étiquette Front national. Or, le nom et le logo de notre groupe à la Région sont désormais les mêmes que ceux de son association, ce qui prête réellement à confusion, en particulier sur les réseaux sociaux », se plaignait ainsi fin juin une conseillère régionale, à l’adresse du président de groupe.

Le Républicain Lorrain

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